“L’enfant de la promesse” Témoignage du couple Matondo

Bonjour à tous ! En ce dernier week-end de Famiraf, nous avions à cœur de rappeler la toute-puissance de notre Dieu, capable de manifester sa gloire dans toute situation.

Le Jour du Salut, notre émission consacrée à l’intercession, nous a montré à quel point l’infertilité est un sujet qui touche les familles. Nous avons donc recueilli le témoignage du couple Matondo, qui après avoir persévéré dans l’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, a vu ses prières exaucées en donnant naissance à leur dernière fille, il y a 3 mois et demi.

  1. Bonjour cher couple Matondo, merci à vous deux d’avoir accepté de répondre à notre interview. Pouvez-vous vous présenter ?

Emerance :​ Bonjour, nous sommes le couple Matondo, Rex et Emerance. Nous avons 19 ans de vie commune dont 13 ans de mariage et nous sommes les heureux parents de trois filles et un garçon. Nous sommes à l’Église Parole du Salut depuis 2008. Rex est ouvrier au sein du département de l’intercession et moi je sers dans ce que nous appelons à Parole du Salut, l’Accueil-Info Réception. En fonction des demandes, je prépare des apéritifs, entrées, plats ou desserts, pour la réception des hommes de Dieu de passage à l’église.

2. Votre famille est passée par plusieurs épreuves ces dernières années. Pouvez-vous nous raconter votre histoire s’il vous plaît ?

Emerance ​: Il y a quatre ans et demi, mon mari et moi avons manifesté le désir de concevoir un quatrième enfant. Ce projet était conforté par les songes que je faisais régulièrement, dans lesquels je me voyais avec un bébé dans les bras. Mais alors que tout s’était bien déroulé lors de mes trois grossesses précédentes, cela ne s’est pas passé comme nous l’espérions cette fois-là. De novembre 2015 à mai 2018, nous avons eu à vivre huit fausses couches successives qui ont laissé place à un neuvième incident le 27 mai 2018, au cours duquel j’ai été admise à l’hôpital. Alors que je ne me savais pas enceinte et que je pensais ressentir des douleurs liées à la prise de médicaments suite aux fausses couches, je faisais en fait une hémorragie interne due à une grossesse extra-utérine. Mal-en-point dès mon réveil ce fameux 27 mai, mon mari et moi avons dû nous rendre à l’hôpital où mon état préoccupant a amené le personnel soignant à me faire une échographie, une perfusion et un test de grossesse, pour ensuite m’annoncer que j’étais enceinte. À ce stade, l’hémorragie était si importante que je risquais une descente d’organes. J’ai donc dû informer mon mari de la situation, qui a prié pour moi et m’a consolée. J’ai également appelé Mamina, qui m’a dit de ne pas avoir peur et de ne montrer à personne que j’avais peur car Dieu était au contrôle de tout. Tout est passé très vite entre ce moment et celui où j’ai été emmenée au bloc pour être opérée. Et d’après ce qui m’a été dit au réveil, la dose d’anesthésie qu’on m’avait administrée était si puissante que je n’arrivais pas à me réveiller.

Rex :​Après que ma femme m’ait appelé, je suis revenu dans le service dans lequel elle était hospitalisée et j’ai croisé un membre du personnel soignant qui sortait du bloc. Cette personne m’a vaguement renseigné en me disant que tout allait bien et qu’elle n’avait pas plus d’informations sur l’opération, alors qu’elle avait sur elle un dossier avec le nom d’Emerance… Comme si elle avait peur d’en dire plus. Durant deux heures, j’ai cherché une personne qui pourrait me donner des informations sans y arriver. Décidé à avoir une réponse, je suis reparti auprès de cette même personne, qui avait été rejointe par une collègue. C’est alors que j’ai constaté qu’elle connaissait bel et bien la situation, en me disant même « ​Maintenant, tout ​ va ​bien ». Je l’ai interrogé sur cette réponse sans avoir plus d’explications, puis j’ai été autorisé à aller voir ma femme. Après cela j’ai compris qu’il est possible de venir de se faire soigner pour une chose qu’on croit banale et de ne pas s’en sortir. Si nous ne prions pas, nous pouvons apprendre une mauvaise nouvelle comme ça, sans s’y attendre. Mais malgré la situation, je suis resté calme, confiant en Dieu et je priais dans mon cœur.

3. En quoi l’union de votre famille vous a aidé à surmonter ces moments difficiles ?

Emerance : ​De retour à la maison, après mon opération, je suis passée par une difficile période de convalescence durant laquelle mon corps était très affecté. Chaque fois que je me regardais dans le miroir, je pouvais voir que je venais de loin et que j’avais bénéficié d’une grâce particulière. Ma famille a été un soutien pour moi dans la mesure où je ne parlais pas de ces choses à l’extérieur, les gens ne savaient pas ce par quoi je passais et je ne laissais rien paraître. Au départ, seul mon mari était au courant de ce que je vivais. Je souhaitais que ma grossesse soit une surprise pour mes enfants, mais les échecs ont été si répétitifs que je n’ai pas voulu les inquiéter sur mon état de santé car ils n’auraient pas compris ce qui se passait. À partir de l’opération, nous avons décidé de parler aux enfants de mes douleurs mais aussi des antécédents. Ils ont été très étonnés.

Rex : Nous avons l’habitude de dire à nos enfants comment Dieu fonctionne dans une situation donnée et nous les estimons toujours capables de comprendre les choses. Si bien qu’ils n’ont pas paniqué quand nous leur avons parlé de tout cela, au contraire ils se sont mis en prière avec nous. Leur réaction nous a beaucoup fortifié.

Emerance : Plus tard, lorsque les choses ont favorablement évolué et que je suis finalement tombée enceinte, ma deuxième fille de 10 ans me dira « ​maman, Dieu m’a dit de prier pour le bébé qui est dans ton ventre ​ ». Cela alors qu’elle ne savait pas que j’étais enceinte et que moi-même je ne le savais pas non plus. À ce moment, elle a été une véritable prophétesse pour moi.

4. Gloire au Seigneur ! En tant que couple, comment avez-vous fait pour ne pas céder au doute face à la promesse de Dieu d’une part et pour rester soudés d’autre part ?

Emerance : ​Nous ne nous attendions pas à vivre tout cela et nous nous sommes même demandés ce qui se passait. Après mon hospitalisation, je continuais à rêver de ce bébé que je portais dans mes bras, et pour lequel j’étais chaque fois poursuivie, jusqu’à ce que je rentre à la maison le confier à mon mari. Malgré les difficultés, je me suis accrochée à cette promesse. Mon mari me disait de ne pas avoir peur et de nous attacher à Dieu, car c’est Lui qui donne les enfants. Il me répétait sans cesse que ce n’était pas de ma faute, que je suis une femme et qu’à ce titre, je pouvais concevoir. L’objectif n’était plus simplement d’avoir un enfant, mais il cherchait à me relever, à me fortifier en tant que femme. Et je dois dire que ses paroles de réconfort m’ont agréablement surprise.

Rex : Il nous est arrivé de nous dire que nous avions déjà trois enfants et que ça nous suffisait… Ce n’est pas facile de voir sa femme passer au bloc, surtout qu’à cette époque l’actualité n’était pas rassurante à ce sujet. Nous avons eu peur, oui, mais nous avons fait confiance au Seigneur car c’est Lui qui a le dernier mot. Quand nous doutons, nous devons nous en remettre à la Parole de Dieu car Il n’est pas un homme pour mentir, Il ne laisse rien inachevé. C’est ce qui nous a permis de continuer à croire malgré ce que nous vivions. Sincèrement, nous n’avons pas cherché de responsable derrière nos problèmes, comme ça peut souvent être le cas dans notre culture d’origine. La Parole était notre référence, au point où j’ai souvent encouragé ma femme à se lever et à proclamer la Parole quand je trouvais qu’elle se relâchait. C’est la connaissance et l’assurance dans les promesses de Dieu qui nous permet d’obtenir et de garder précieusement ce qu’Il nous a donné.

5. Durant ce mois dédié à la famille, le pasteur Papytcho AKIEWA a eu à évoquer au cours d’une de ses prédications, le rôle d’intercesseur qu’Isaac a eu pour sa femme Rebecca. Frère Rex, nous comprenons que c’est le rôle que tu as joué auprès de ta femme. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un mari dont le couple traverserait des moments difficiles ?

Beaucoup d’hommes font l’erreur de croire que les problèmes d’infertilité concernent uniquement leurs femmes. Mais si un mari aime sa femme et qu’elle passe par une situation de ce type, il devient lui aussi une victime collatérale. Ça le touche lui aussi donc il ne peut pas laisser sa femme souffrir sans essayer de lui apporter la solution. Et la meilleure des solutions, c’est Jésus ! Il n’y en a pas d’autre. En tant que mari, c’est possible de ne pas savoir quoi dire, comment faire ou par où commencer, mais avec Dieu tout est plus facile. Ne soyons ni dans les accusations, ni dans les excuses, ni dans l’abandon. Et là je m’adresse aux hommes qui comme moi ont déjà des enfants et peuvent être tentés de laisser tomber : cherchons à encourager nos femmes afin d’aller jusqu’au bout et de rendre gloire à Dieu, que le monde sache ce qu’Il est capable de faire. Maris, soyons là, faisons comprendre à nos femmes qu’elles sont soutenues et qu’elles ne subissent pas ces situations seules mais que cela touche toute la famille.

6. Comment Dieu a-t-il fini par manifester sa gloire ?

Emerance :​ Cela s’est fait en plusieurs étapes. Alors que je n’y pensais presque plus, une nuit de janvier 2019, Dieu demande à mon mari de prier pour moi, au sujet de douleurs au dos qui me faisaient très mal…

Rex ​: Comme je me lève chaque matin à 4h pour prier avec mon groupe d’intercession, c’est à la fin de ce temps de prière collective que j’ai senti au fond de moi que je devais continuer à prier. Pour ne pas déranger ma femme, je suis allé au salon mais le Saint-Esprit m’a dit d’aller dans ma chambre pour imposer les mains sur le dos de ma femme. Après cela, j’ai ressenti une paix et j’ai pu me recoucher. Depuis ce jour, non seulement Emerance n’a plus eu aucune douleur mais la situation a également commencé à changer.

Emerance : ​Trois jours après cette prière, j’ai fait un songe dans lequel une personne me disait de manière pressante « ​Va-t’en, tu es​délivrée » ​ . À cette phrase, je répondis que j’allais être opérée car on avait mis un nom sur la pathologie que j’avais (des synéchies) et cette personne me dit à son tour « ​On va t’opérer mais sache que c’était spirituel. On a mis un nom mais c’était spirituel, va-t’en, tu es délivrée ​ ». Quatre jours plus tard, – le 4 janvier 2019, jour d’ouverture de notre mois de jeûne et prière à Parole du Salut – je devais justement être opérée suite aux examens approfondis effectués pour déterminer la cause de mes fausses couches. Je suis partie à l’hôpital sereine sachant que Dieu était au contrôle de tout et que les médecins allaient m’opérer mais que Dieu m’avait déjà guérie. Après l’intervention, le chirurgien me dira que désormais si je tombais enceinte la grossesse serait viable, il ne faisait que me confirmer ce que Dieu avait dit.
Plus tard en juin, j’ai pris part au voyage missionnaire FERAF à Manchester, au cours duquel j’étais logée avec plusieurs sœurs dans une même maison. Le premier matin du séminaire, alors que nous préparions la journée ensemble dans la prière et le jeûne, Dieu s’est manifesté à moi en me montrant qu’Il était en train d’écrire une nouvelle histoire. Dans la même matinée, ce message m’a été confirmé puisqu’il s’agissait du thème de la prédication : Dieu écrivait une nouvelle histoire. La victoire était tellement belle que je ne pouvais contenir ma joie aux yeux de toutes ! Quelques temps après mon retour de Manchester, je suis à nouveau tombée enceinte, mais encore une fois je ne le savais pas. C’est sur conseil de mon mari, que je suis allée faire des examens pour que nous puissions être fixés. Cependant, la biologiste qui devait interpréter mes résultats m’avait affirmé que je n’étais pas enceinte, sinon que je perdais la grossesse. Intriguée, je repensais à ces résultats quand j’entendis une voix me dire que “​Dieu est au contrôle de tout et que tout va bien ​ “. C’est lors d’un appel passé le lendemain que ma gynécologue m’apprit qu’elle avait reçu mes résultats et que j’étais enceinte depuis un mois et demi. Cette fois-ci, tout s’est très bien passé jusqu’au 8​ème mois où j’ai commencé à avoir d’intenses contractions. Cette situation m’a conduite à l’hôpital de manière prématurée. Sur le chemin, mon mari me rassurait que j’accoucherais dans de bonnes conditions car nous étions sous la protection du Dieu du pasteur Noela, qui a eu à prier pour notre famille plusieurs fois. Malgré les inquiétudes du personnel hospitalier m’affirmant que le léger poids du bébé ne me permettrait pas d’accoucher dans cet hôpital, j’ai donné naissance à ce bébé de la promesse sur place, comme nous l’avions proclamé. Elle est une petite fille vaillante car alors qu’elle avait été entubée, elle a refusé tous ses fils, démontrant la volonté de respirer par elle-même. L’ayant eue avec une trompe en moins à cause de ma grossesse extra-utérine, j’ai compris que tant que nous n’avons pas accompli les œuvres que Dieu veut que nous accomplissions, Il est toujours là et a le dernier mot.

7. Amen ! Alors que nous célébrons ce dimanche la Pentecôte, quel message souhaitez-vous donner aux familles, aux couples, qui veulent expérimenter la puissance de Dieu ?

Rex ​: La Pentecôte donne un message d’unité. Dans la chambre haute, c’est l’image d’une famille qui était réunie ensemble en un même endroit, dans la prière. La Pentecôte nous rappelle que pour passer des moments de joie ensemble, nous devons être unis. Et si l’un des membres de la famille est touché par l’Esprit de Dieu, il peut attirer les autres au Seigneur par l’unité. C’est un temps que nous devons passer ensemble dans la prière, à l’écart de toute distraction. C’est dans la prière que nous entendrons Dieu répondre, manifester la puissance du Saint-Esprit.

Emerance ​: Je rejoins Rex sur l’importance de la communion. Aujourd’hui quand je regarde ma vie, je réalise que si je suis là où j’en suis c’est parce que j’ai un mari qui est un homme de prière. Il était déjà dans le Seigneur quand nous nous sommes rencontrés et c’est peu à peu que je me suis moi aussi attachée au Seigneur, par son intermédiaire. Nous pouvons tous expérimenter la puissance de Dieu si nous faisons déjà ce pas de parler de Dieu aux nôtres.

Nous bénissons Dieu pour ce merveilleux témoignage que le couple Matondo nous a partagé. Nous croyons que de la même manière que le Seigneur a manifesté sa gloire dans leur foyer, Il peut en faire de même pour vous qui connaissez peut-être l’infertilité ou tout autre problème faisant obstacle au rafraîchissement de votre couple ou de votre famille.

Que Dieu vous bénisse abondamment.