Ne perds pas ton fer aiguisé !

Orateur : Docteur Guy PEH

Thème : Ne perds pas ton fer aiguisé !

Lectures bibliques : Ecclésiaste 10 : 10 / 2 Rois 6 : 1-7

                En tant que chrétiens, il peut nous arriver de perdre notre ferveur pour la prière, d’être moins zélés pour prêcher l’Evangile à notre entourage, de ne plus être constants dans nos méditations quotidiennes : ces symptômes, non exhaustifs, indiquent que notre fer aiguisé s’est égaré. En 2 Rois 6 :1-7, alors que les fils des prophètes souhaitaient rebâtir le lieu dans lequel ils vivaient, un des jeunes hommes qui s’attelait à couper du bois perdit subitement le tranchant de sa hache qui tomba dans le Jourdain. Il était alors inefficace dans son ouvrage, il n’était plus capable d’accomplir le but de sa venue dans les bois. Ce fer représente l’onction, la puissance de Dieu, l’outil qui rend le service efficient : cet élément est donc capital, indispensable pour exécuter le mandat de Dieu ! Cependant, il peut parfois nous arriver à tous de le perdre.

                En effet, la promesse de Dieu en Joël 2 : 28, nous rappelle que nous avons tous un rôle à jouer dans le Royaume de Dieu. Si les fils et les filles doivent prophétiser, les vieillards doivent eux recevoir des songes et les jeunes hommes avoir des visions. Lorsque nous perdons notre fer, nous ne sommes plus aptes à être surnaturellement utilisés par le Seigneur. Voici quelques conséquences liées à la perte du fer aiguisé :

  1. Celui qui égare son fer aiguisé n’est plus capable de reconnaître la voix de Dieu. Il est déstabilisé et perdu face à l’adversité. La sensibilité prophétique, cette capacité à discerner les orientations divines, permet de prendre des décisions, de bâtir des projets non pas à la vue des différentes circonstances mais à l’écoute du Saint-Esprit ! Avoir son fer aiguisé nous aide donc à persévérer même lorsque les situations sont difficiles.
  2. Celui qui égare son fer aiguisé perd son utilité dans la maison de Dieu. Le Seigneur a besoin d’une église tranchante, capable d’accomplir l’œuvre de la moisson (Apocalypse 14 :14-16). La moisson est la « récolte des âmes » : seule une église tranchante, aiguisée, peut gagner les âmes au Seigneur en les arrachant des griffes du monde.

Cependant, si le fer est perdu, il existe une solution pour le récupérer. A l’image de ce jeune homme de la communauté des prophètes, il y’a un protocole à suivre pour vivre la restauration :

  1. Premièrement, il faut admettre avoir perdu le fer, et se repentir sincèrement de ses fautes. C’est le premier pas vers la restitution du fer.
  2. Deuxièmement, il faut regarder au Maître ! Ce jeune homme de la communauté des prophètes n’a pas demandé le secours d’un de ses pairs, mais il a accouru vers le prophète Elisée, qui symbolise ici le Seigneur, le Maître. En effet, les hommes peuvent décevoir, ils sont faillibles mais Dieu seul a la capacité d’atteindre ce fer égaré.
  3. Ensuite, il faut assumer ses responsabilités. Ce jeune homme connaissait précisément l’endroit où il avait perdu le fer… Il n’a pas accusé un tiers, et n’a pas non plus fait semblant d’hésiter quant au lieu où ce fer lui avait échappé. Celui qui perd son fer sait exactement où il l’a perdu.
  4. Enfin, il faut utiliser le bois ! Dans ce passage, afin de faire surnager le fer qui était au fond du cours d’eau, le prophète Elisée a jeté un morceau de bois. C’est l’image de la croix de Jésus. Le sang versé à la croix nous restaurera totalement !

Si la perte du fer n’est pas rédhibitoire, elle incombe à celui qui l’a égaré de payer le prix pour le retrouver ! Ce prix, est celui d’une sincère repentance, et du détournement total de ses fautes. Notre Dieu est fidèle et juste pour pardonner, et plus encore il sait restaurer !