L’impact d’une véritable rencontre avec Dieu

Culte dominical du 18 août 2019.

Orateur : Pasteur Ken LUAMBA

Thème : L’impact d’une véritable rencontre avec Dieu

Références bibliques : Genèse 28:10-19 / Genèse 32:24-31 / Genèse 35:1-7

Notre orateur de ce jour, le Pasteur Ken Luamba qui est Pasteur titulaire de l’Église Missionnaire Philadelphie à Kinshasa, nous a rappelé l’importance de la rencontre avec Dieu,  à travers l’exemple de Jacob.

En introduction de son message, le Pasteur Ken a évoqué trois vérités à connaître au sujet de la rencontre avec Dieu:

  1. Dieu aime la rencontre avec son peuple

Dieu aime le temps que nous lui accordons dans sa présence, dans l’adoration, dans la lecture et la méditation de son livre saint. C’est pourquoi Dieu a quitté l’adoration des anges pour recevoir celle de l’homme dans le jardin d’Eden. Plus que venir à une rencontre, Dieu est allé à la recherche d’Adam alors que celui-ci se cachait. 

Il peut parfois nous arriver d’être dans cette même situation qu’Adam, où Dieu recherche un moment de qualité avec nous, au cours duquel nous ferons de lui le centre de nos vies, sans téléphone, ni aucune autre distraction. 

  1. Dieu est un Dieu accessible

La Parole de Dieu nous apprend dans Jérémie 29:13-14 que Dieu aime se manifester à nous lorsque nous témoignons une soif de sa présence, “Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Eternel […]”.

  1. Nul ne peut rencontrer Dieu et rester le même 

La rencontre de Dieu nous impacte à l’intérieur comme à l’extérieur, elle nous métamorphose et change nos langages, attitudes et fréquentations. Cette rencontre doit être visible. Ainsi selon Luc 2:52 “Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes”, en d’autres termes, il n’avait pas seulement le témoignage de Dieu mais également celui des hommes. 

La transformation provoquée par notre rencontre avec Dieu, doit permettre à Jésus de se révéler au monde à travers nos vies. Parce que nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde, brillons et répandons l’odeur du Christ partout où nous sommes par la qualité de nos vies.

Les trois passages bibliques de ce message font référence à Jacob.

Le premier passage, Genèse 28:10-19, relate la phase de la vie de Jacob durant laquelle il fuit son frère Esaü car il vient de voler sa bénédiction. 

Alors que leur père Isaac sentait sa fin proche et avait la vue trouble, celui-ci demanda à l’aîné Esaü de chasser et d’apprêter un gibier qu’il mangerait, afin qu’il puisse lui léguer son héritage spirituel et le bénir. Au courant de ce projet, Rebecca leur mère, entreprit d’aider Jacob, le cadet, à ravir la bénédiction d’Esaü. La vérité est que nous n’avons pas besoin d’aider Dieu car il a le moyen de sa politique. Il n’est pas un homme pour mentir, ni fils de l’homme pour se repentir, ce qu’il dit il l’accomplit. Ses promesses dans nos vies sont le fruit de sa grâce et nous ne pouvons en aucun cas nous enorgueillir de cela. En effet, dans sa souveraineté Dieu avait choisi Jacob, il avait donné la promesse qu’il aurait le dessus sur Esaü. Même si Isaac avait décidé de bénir Esaü, Rebecca n’avait pas besoin d’interférer dans le projet de Dieu, car chaque fois qu’une telle initiative est prise, quelque chose est brisé. Trop souvent nous avons les promesses du Seigneur mais nous voulons emprunter des voies détournées. Un exemple bien connu dont nous payons toujours les pots cassés à ce jour, est celui d’Abraham, qui au lieu d’attendre Isaac, est allé vers Agar pour enfanter Ismaël; nous assistons jusque aujourd’hui au conflit israélo-palestinien. Pourquoi? Parce qu’un homme a voulu aider Dieu!

Jacob devient donc un fugitif face à Esaü qui se met en tête de le tuer. Il n’est pourtant qu’un enfant vivant selon les humeurs de sa mère, fuyant sur recommandation de celle-ci, encore une fois. Ainsi, cette relation nous montre le caractère important de l’émancipation vis-à-vis des autres.

Jacob perd la sérénité et vit dans l’insécurité et la culpabilité, comme au jour où Adam qui a eu peur, s’est caché après avoir péché. Pourtant nous n’avons pas besoin de porter le fardeau de la peur ou de la culpabilité car Jésus est venu nous affranchir du péché et nous apporter la paix et la joie de notre appartenance à Dieu. Confions lui nos fardeaux en reconnaissant humblement que nous ne pouvons rien sans lui et que nous voulons repartir d’un pas nouveau sans regarder en arrière, à l’image du fils prodigue.

C’est durant cette fuite que Jacob reçoit la vision de l’échelle avec les anges montant et descendant, ainsi que des paroles de bénédiction. Certes, il n’était pas digne et le péché devait avoir obstrué ses canaux de réception de révélations et de visions divines mais à ce moment-là, Dieu trouve l’opportunité de venir vers lui. En effet, Dieu nous a aimés le premier, il est venu vers nous afin de nous racheter, nous restaurer, nous sauver. Lui qui était saint, il s’est fait impureté par amour pour nous.

C’est ainsi que Jacob nomme le lieu de sa vision Béthel “maison de Dieu”, en réalisant qu’il abritait la présence de Dieu, alors qu’il ne le savait pas. Plusieurs de nos jours sont comme Jacob; ils écoutent des cantiques bénis sans en saisir la substance, ils s’appuient sur leurs sensations pour juger de la présence de Dieu, ils vivent avec Dieu, le servent ou le prêchent sans véritablement le connaître. A l’image de Samuel, qui connaissait tout sur la maison de Dieu mais qui n’a pas su reconnaître la voix du Dieu de la maison de Dieu lorsqu’il l’a appelé, il est possible de prétendre servir Dieu sans le connaître. Toutefois cette qualité de relation avec le Seigneur peut-être est vacillante et instable car ils servent un Dieu qu’ils ne connaissent pas.

De la même manière, au verset 27, Jacob dit que ce lieu est redoutable : alors que Dieu se révèle à lui, au lieu de saisir le Dieu du lieu, c’est le lieu qu’il saisit. Jacob est distrait par des choses que Dieu utilise pour lui parler. C’est ainsi que certains s’attachent davantage aux hommes de Dieu, qu’au Dieu des hommes ou accordent de même de l’importance au matériel au point que cela devient du fétichisme. Dieu ne se trouve pas dans les formules mais dans la communion. C’est ainsi que comme l’annonce Romains 1:25, les hommes “ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement.”. Notre génération est impressionnée par les oeuvres de Dieu, le mariage, les papiers, la prospérité financière au lieu d’être impressionnée par le Dieu à l’origine de ces oeuvres. Pourtant, rien n’est plus précieux que Dieu.

La rencontre avec Dieu dépend de l’attitude avec laquelle nous venons dans sa présence. Venons-nous à l’église pour la maison de Dieu ou pour le Dieu qui est dans sa maison? En effet, c’est le coeur avec lequel nous nous approchons de lui qui détermine son action dans nos vies.

Dans le deuxième passage, Genèse 32:24-31, il est question de la deuxième expérience que le Seigneur donne à Jacob de vivre à Peniel.

C’est quelques années plus tard, alors que Jacob entre dans une phase de retraite que Dieu vient à sa rencontre. Peniel parle de la solitude propice à la rencontre, du temps qui est réservé à Dieu seul. D’autre part, Peniel provoque un changement dans la vie de Jacob, qui désire être béni mais que Dieu brise, car la rencontre avec Dieu brise, elle suppose d’être façonné, changé. Ainsi Dieu demande à Jacob son nom afin de lui donner une nouvelle identité. Cette même question lui avait été posée par son père Isaac avant de recevoir la bénédiction quelques années auparavant et c’est alors que Jacob s’est rendu compte que s’il pouvait tromper les hommes, il ne lui était pas possible de tromper Dieu. Le Seigneur ne voulait pas passer à une phase supérieure avec Jacob sans pour autant réparer les fondements faussés de son identité spirituelle (ceux d’Esaü), en d’autres termes la question relative à son nom était une main tendue de Dieu. Face à cette question, Jacob comprend la grâce qui lui est faite et le tournant où arrive sa destinée. Il répond donc à Dieu par le prénom de Jacob, qui veut dire voleur, usurpateur, c’est à dire qu’il a reconnu ce qu’il était et qu’il n’a jamais été Esaü. C’est alors que Dieu change son nom pour lui donner celui d’Israël et fait de lui une personne changée

Lorsque nous nous repentons et reconnaissons ce que nous sommes, Dieu fait de nous ce que nous ne sommes pas.

Lors de la troisième expérience de Jacob avec le Seigneur, mentionnée dans Genèse 35:1-7, Dieu lui donne comme instruction de repartir lui construire un autel à Béthel. Jacob, conscient que dans la maison de Dieu on rencontre Dieu, ordonne aux siens de se débarasser de leurs idoles et de se purifier. Jacb vient vers Dieu avec crainte et tremblement et bâtit un autel en le rebaptisant non plus Bethel, mais El Bethel, le Dieu de la maison de Dieu.

La rencontre à Peniel a modifié sa perception de Dieu et des choses de Dieu. Quand on rencontre véritablement Dieu, plus rien ne nous impressionne, pas même l’argent ni la gloire.

Bien-aimés, cette semaine prenons la résolution de nous approcher de Dieu et retenons que la rencontre avec Dieu dépend de notre attitude.

Soyez bénis.